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Vieillir ! Un drame ou une grâce ?

 

Avec le dérèglement climatique, le vieillissement de la population est le grand défi de notre société pour les années à venir. Selon l’INSEE, en 2030, près du quart de la population française (23,2%) aura plus de 65 ans. Ils représentaient 13% en 1970.

Un récent sondage Ipsos révèle que les français estiment qu’on est considéré comme vieux à partir de 70 ans. Il est vrai que la Bible dit : 

« Les jours de nos années s’élèvent à 70 ans, et pour les plus robustes à 80 ans » (Ps.90/10).

En France, on parle du 4ème âge ou « des grands seniors » pour désigner les personnes de plus de 80 ans. Le terme de « senior » étant plutôt réservé aux personnes du 3ème âge, les sexagénaires. Pour définir la vieillesse, l’OMS retient le critère d’âge de 65 ans.

Le Larousse nous donne de la vieillesse la définition suivante : « Dernière période de la vie normale, caractérisée par un ralentissement des fonctions ; c‘est la diminution des forces physiques et un fléchissement des facultés mentales. » Certes, il faut bien le reconnaître, à 80 ans, on court moins vite qu’à 20 ans et notre mémoire nous fait plus souvent défaut ; mais je ne souscris absolument pas pour autant à ce que disait De Gaulle, à savoir que « La vieillesse est un naufrage. »

 » Non ! La vieillesse n’est pas forcément synonyme de déchéance ! « 

L’Écriture est remplie d’exemples d’hommes et de femmes que Dieu a utilisés jusque tard dans la vie. ; citons par exemple Moïse, Josué, Caleb, Anne la prophétesse, l’apôtre Jean, et tant d’autres. Ce n’est pas parce que nous devenons plus faibles physiquement en vieillissant que nous devons nous affaiblir spirituellement.

Naître, vivre, vieillir et mourir font partie de la vie. Les deux premiers verbes naître et vivre semblent annoncer un avenir enthousiasmant, tandis que les verbes vieillir et mourir sont loin de créer de l’enthousiasme, mais plutôt de l’angoisse chez certains. Et pourtant, je crois que la manière de voir les choses est très importante. Comme l’a dit quelqu’un : « La vieillesse est comparable à l’ascension d’une montagne, plus vous montez, plus vous êtes fatigué, mais combien votre vision s’est élargie. » 

On dit parfois d’une personne qui vit ses derniers moments, qu’elle est en train de s’éteindre comme une bougie. Une bougie est composée d’une mèche tressée entourée de cire d’abeilles ou de paraffine dont la combustion fournit une flamme éclairante. Le plus intéressant dans une bougie, ce n’est pas la cire ni la mèche, mais bien la flamme. Que la bougie soit neuve ou qu’elle soit près de sa fin, la flamme reste la même, elle produit toujours autant de lumière et de chaleur.

De même, ce qui importe le plus chez le chrétien, ce n’est pas son corps qui s’use, vieillit et finit par mourir, mais c’est la flamme intérieure qui l’habite, cette flamme de l’amour de Dieu qui suscite dans son cœur un réel enthousiasme pour son Seigneur et pour son royaume. Paul écrivait aux Corinthiens : 

« Nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détériore peu à peu, intérieurement, nous sommes renouvelés de jour en jour » (2 Cor.4/16).

J’ai entendu un vieux pasteur à qui on demandait des nouvelles de sa santé, répondre avec humour : « La baraque tombe en ruine, mais l’habitant se porte bien. »

Mon frère, ma sœur, d’un certain âge ou d’un âge certain, 

  • tu peux encore « porter du fruit dans ta vieillesse, être plein de sève et verdoyant » (Ps.92/15), 
  • tu peux encore «même dans la blanche vieillesse annoncer la force de l’Éternel à la génération présente ; ta puissance à la génération future » (Ps.71/18), 
  • tu peux encore être « rassasié de biens dans ta vieillesse » (Ps.103/5).

Tout comme Abraham, le père des croyants et David, l’homme selon le cœur de Dieu, tu peuxespérer « mourir après une heureuse vieillesse, rassasié de jours » (Gen.25/81 Chron.29/28).

Parlant avec un ami du décès d’un riche que Dieu n’intéressait absolument pas, et de celui d’un chrétien qui vivait fidèlement sa foi, cet homme disait : « Le riche a quitté tous ses biens et le chrétien est parti vers son trésor. » C’est là où se situe notre trésor que se portera toujours notre intérêt. Alors une question s’impose : Quel est mon véritable trésor ? Est-il en ce bas monde où tout sera détruit ou là-haut dans la gloire où siège sur son trône éternel Jésus notre bien-aimé Sauveur et Seigneur ? 

Van Gogh, évangéliste dans le pays minier du Borinage (1878-1879) a dit : « J’ai compris que même pauvre et nécessiteux aux regards du monde, on peut s’enrichir en Dieu et que ce trésor-là, nul ne peut vous l’enlever. »

Le chrétien authentique a : 

  • Les pieds sur terre (il manifeste un grand sens des réalités, il ne se laisse pas séduire par des rêves ou des ambitions démesurées) ; 
  • La tête sur les épaules (il est lucide, réfléchi, raisonnable, équilibré) ;
  • Mais son cœur est au ciel, là où l’attend son Seigneur, là où il fera : « son entrée dans Son royaume céleste » (2 Tim.4/18), là où il recevra « la plénitude du salut qui est en Jésus-Christ, avec la gloire éternelle » (2 Tim.2/10). 

Dans l’attente de ce jour glorieux, et en toutes circonstances, sois assuré de ceci, comme Dieu l’a promis : « Jusqu’à votre vieillesse je vous soutiendrai, je veux encore vous porter, vous soutenir et vous sauver » (Ésaïe 46/4), jusqu’à ce que ton âme s’envole vers le ciel, que ton esprit retourne à Dieu qui l’a donné (Eccl.12/9), et jusqu’à ce que tu entres dans la maison du Père (Jean14/2-3), pour « être avec Christ ce qui est de loin le meilleur » (Phil.1/23), et ce pour l’éternité. 

Pasteur Joël CHÉDRU

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